Alcools

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Livre audioClassique

Alcools

Guillaume Apollinaire

1 h 27d'écoute · Voix française

L'œuvre

« À la fin tu es las de ce monde ancien » : Zone, le poème d'ouverture, embarque la tour Eiffel, les affiches, les aéroplanes et le Christ « première machine volante » dans la première grande fresque poétique du XXe siècle. Suivent seize ans de poèmes rebattus comme des cartes : Le Pont Mirabeau et son amour qui coule, la Chanson du mal-aimé, Marie, les Colchiques.

Sans ponctuation — supprimée sur épreuves, « le rythme même en fait la vraie ponctuation » —, le recueil marie tout : vers réguliers et libres, Rhénanie légendaire et Paris électrique, mélancolie séculaire et modernité pure. L'alcool du titre, c'est la vie même, « ardente comme l'eau-de-vie ».

Contexte

Publié en avril 1913, quelques mois avant Du côté de chez Swann et Le Sacre du printemps : l'année où tout bascule. Apollinaire, ami des cubistes, défenseur du Douanier Rousseau, y fait entrer la peinture nouvelle en poésie.

Duhamel parla de « boutique de brocanteur » ; c'était mal voir : le bric-à-brac était un ordre neuf. Tout le siècle poétique — d'Aragon à la chanson française, Ferré et Gainsbourg en tête — a bu à Alcools.

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