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La Peau de chagrin
L'œuvre
Raphaël de Valentin, jeune homme ruiné, s'apprête à se jeter dans la Seine quand un antiquaire lui remet un talisman : une peau de chagrin qui exauce tous les désirs — mais rétrécit à chaque vœu, et avec elle la vie de son possesseur. « Vouloir nous brûle, pouvoir nous détruit. »
Orgie chez le banquier Taillefer, fortune soudaine, amour de la douce Pauline : chaque souhait comblé rapproche la mort. Raphaël tente alors de ne plus rien désirer — de vivre en mécanique — mais peut-on tuer le désir sans se tuer ? Balzac répond par un dénouement d'une violence inouïe.
Contexte
Publié en 1831, ce « conte fantastique philosophique » lança la gloire de Balzac et deviendra la clef de voûte des Études philosophiques : la thèse de toute La Comédie humaine — la volonté comme force qui use la vie — y est exposée en fable.
Entre Faust et le réalisme parisien, le livre capte le mal du siècle d'une jeunesse post-napoléonienne sans emploi pour son énergie. Freud le lisait sur son lit de mort ; la « peau de chagrin » est passée en proverbe.