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Le Second Livre de la jungle
L'œuvre
La jungle a ses saisons et Mowgli grandit avec elles : la sécheresse et la Trêve de l'eau, l'ankus du roi et son trésor qui tue quiconque le porte, l'invasion des dholes — les chiens rouges du Dekkan — où Kaa et le clan livrent leur plus grande bataille.
Autour du petit d'homme reviennent les autres voix : Purun Bhagat, premier ministre devenu ermite, le miracle qui sauve un village ; les phoques, les éléphants, les fossoyeurs du fleuve. Et vient enfin la course du printemps, où Mowgli, dix-sept ans, sent que la jungle ne lui suffit plus : la plus belle fin que Kipling ait écrite.
Contexte
Publié en 1895, un an après le premier volume, le Second Livre en est l'approfondissement : récits plus amples, plus graves, où la Loi de la jungle devient une méditation sur l'appartenance et le passage à l'âge d'homme.
« Au revoir, ô Mowgli » : Kipling clôt ici le cycle qui lui vaudra le Nobel en 1907. Les scouts y puiseront leur bestiaire, Disney son folklore — mais la source garde une mélancolie que les adaptations effleurent à peine.