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Les Petites Filles modèles
L'œuvre
Au château de Fleurville, Camille et Madeleine vivent avec leur mère une enfance douce et raisonnable — jusqu'à l'accident de voiture qui leur amène Marguerite de Rosbourg et sa maman, puis le retour d'une vieille connaissance : Sophie, l'héroïne des Malheurs, devenue l'orpheline martyrisée de la terrible Mme Fichini.
Goûters, cabanes, aumônes aux pauvres, bêtises avouées et pardonnées : la comtesse de Ségur peint le petit monde de l'enfance avec une précision de moraliste et une tendresse qui n'exclut ni les fessées de la méchante belle-mère ni les chagrins vrais. Sophie, recueillie à Fleurville, apprendra qu'on peut guérir d'une enfance malheureuse.
Contexte
Publié en 1858 dans la Bibliothèque rose naissante, le roman est le deuxième volet de la trilogie de Fleurville, entre Les Malheurs de Sophie et Les Vacances. La comtesse y transposait ses petites-filles Camille et Madeleine de Malaret.
Sous la littérature enfantine perce l'observation sociale : veuves qui s'organisent, belle-mère toute-puissante, charité de château. Née Rostopchine à Saint-Pétersbourg, battue dans son enfance, Ségur savait de quoi elle parlait en peignant Sophie — et c'est ce qui garde au livre sa force.