1793 : la Terreur à Paris, la guerre civile en Vendée. Trois hommes se font face : le marquis de Lantenac, chef royaliste impitoyable ; son petit-neveu Gauvain, aristocrate passé à la République, qui rêve d'une révolution clémente ; et Cimourdain, prêtre devenu commissaire jacobin, inflexible comme une lame — et père spirituel de Gauvain.
Autour d'eux, trois enfants otages, une mère qui traverse la guerre pieds nus, la forteresse de la Tourgue en flammes. Quand Lantenac, sauvé par un acte d'humanité, tombe aux mains des Bleus, Gauvain doit choisir entre la loi et la conscience — et Cimourdain entre la République et son fils d'âme. Le dernier roman de Hugo est un affrontement d'absolus.
Contexte
Publié en 1874, trois ans après la Commune — dont l'ombre plane sur chaque page —, Quatrevingt-treize est la réponse de Hugo à la question qui le hantait : la Terreur était-elle nécessaire ? « Au-dessus de la révolution, il y a l'humanité. »
Documenté aux archives comme un historien, épique comme un poème, c'est le testament romanesque de Hugo. La bataille du livre — clémence contre justice — n'a rien perdu de son actualité.
Préférez-vous lire ?Le texte intégral est disponible gratuitement.