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Sido; suivi de Les vrilles de la vigne
L'œuvre
Sido, c'est la mère : reine du jardin de Saint-Sauveur-en-Puisaye, qui guettait le vent au baromètre, parlait aux plantes et aimait « l'aube plus que tout ». En trois portraits — la mère, le capitaine, les sauvages (les frères) —, Colette recompose la maison de son enfance bourguignonne.
Les Vrilles de la vigne, recueil de proses brèves, prolonge ce chant : le rossignol qui chante pour ne pas s'endormir dans les vrilles qui l'enserrent, les bêtes aimées, les paysages, les heures. La prose de Colette à l'état pur — celle qui a fait dire qu'elle était le plus grand « styliste » français du siècle.
Contexte
Sido paraît en 1930, hommage tardif à Sidonie Landoy, morte en 1912 — Colette n'était pas allée à l'enterrement, et passa le reste de son œuvre à la ressusciter. Les Vrilles datent de 1908, années de music-hall et de liberté conquise.
Ces pages ont inventé une religion laïque de l'enfance et du jardin qui irrigue toute la littérature française d'après — de Bosco à Pagnol. « J'appartiens à un pays que j'ai quitté » : tout Colette tient dans cette phrase.