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Un bon petit diable
L'œuvre
Charles MacLance, orphelin écossais de douze ans, vit chez sa cousine Mac'Miche, avare fielleuse qui le bat et détourne sa pension. Mais Charles a l'esprit vif et la vengeance créative : diable enfariné, chat fantôme, seaux d'eau en équilibre — la guerre des farces est déclarée, sous l'œil complice des servantes.
Entre la pension Old Nick où l'on fouette à tour de bras et la maison des demoiselles Daikins, il y a Juliette, la petite aveugle dont la douceur désarme le garnement mieux que toutes les férules. Le bon petit diable apprendra que la malice peut servir le bien — et la comtesse de Ségur signe son livre le plus drôle.
Contexte
Publié en 1865 et dédié à son petit-fils, le roman transpose en Écosse — fouets, avarice et brouillard — la question qui traverse toute l'œuvre de Ségur : que faire de la violence éducative ? Ici, elle est ridiculisée jusqu'à la farce.
Battue elle-même par sa mère, la comtesse prend ouvertement le parti de l'enfant : les adultes fouetteurs sont grotesques, l'espièglerie est une santé. Cette gaieté vengeresse a fait du livre un favori des lecteurs — et des adaptations, de Fernandel au théâtre contemporain.